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Projets et Réalisations

Lafiteau

  • Coup d'oeil sur le terrain
    de Lafiteau


  • Jean-Marie Vincent à Lafiteau


    Plantation d'arbustes symbolique


  • Stèle à à Jean-Marie
    tout près du site de Lafiteau

  • Visitez notre galerie de photos....

    Le Mouvement libérateur des paysans de Jean-Rabel

    Pour contacter la Fondation

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    Frantz Grandoit, Coordonnateur
    Téléphone : 509 - 3 709 06 09

    Email : fondationjmvincent@yahoo.ca

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    fondation@fjmv.or

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    Parc Naturel de Lafiteau

    I. Origine du projet

    En Haïti, et en l’an 2009, la catastrophe écologique longtemps annoncée se manifeste actuellement un peu partout sur le territoire. Avec moins de 1% de couverture végétale et un relief si agité, le pays entre définitivement dans une phase avancée de délabrement écologique.

    Durant les années 80, dans le cadre de son engagement dans le Nord-Ouest, territoire de toutes les misères, et le Nord, le père Jean-Marie Vincent a participé à diverses initiatives dans les domaines de protection de l’environnement, dont deux principales.:

    I.    A Jean-Rabel même, et  à des programmes écologiques en partenariat avec HELVETAS, notamment d’arboriculture, régénération du sol pour assurer la survie des plantules dans  les programmes de reboisement des terres érodées des mornes (montagnes).

    II. En 1990, un projet du compostage du Groupe d'Appui Technique et d'Animation Pédagogique GATAP dans le Nord (financé par l’IUED de Genève) qui avait amené Jean-Marie Vincent à visiter plusieurs sites de jardin botanique et de protection de l’environnement en Suisse et ailleurs.

    Ces expériences avaient renforcé sa conviction qu’il ne fallait  pas seulement combattre pour que la terre revienne à ceux qui la cultivent mais aussi pour assurer la survie de cette terre et empêcher le désastre écologique en préparation.     

     Il s’engageait alors dans une démarche de réparation et de défense de notre environnement. Et c'est au cours de cette période, qu’il projetait de mettre en place un Centre écologique destiné à développer des programmes de conservation et de recherches environnementales, d'enseignement et d'éducation écologiques et aussi de tourisme alternatif. Les terrains de Lafiteau ont été acquis à partir de 1992 et destinés à l’implantation du Centre nature.

     Son assassinat ne lui a pas permis de réaliser son rêve.

    II. Le Site de Lafiteau

    Il s’agit d’un terrain d’une superficie totale de :

    -       22 ha situé à Lafiteau, d’un seul tenant

    -       1/8 d’hectare sur la route vers le Nord à Titanyen

    -       4 ha vers la mer où la FJMV suggère de faire de plantations rentables, de l’autre côté Sud de la route vers les Moulins d’Haïti

    -       1 ha de don pour construire une église et une école professionnelle sur la petite colline vis-à-vis du village de Titanyen


    Localisation du site de Lafiteau - Document Google Earth

    Le site est situé sur la route du Nord, avant Cabaret, à une dizaine de kilomètres de la capitale Port-au-Prince. Longeant la route nationale No1 et le littoral sur une longueur d’environ 100 mètres, il est d’un accès  très facile, tant par route que par voie maritime.

    III. L’achat des terres:

    Les héritiers de la Famille Bernard, originaire de Jacmel, mettaient en vente après le Coup d’État 1991 du général Cédras contre le gouvernement constitutionnel de Jean-Bertrand Aristide, des terres à Titanyen et à Lafiteau. Informé de cette opportunité par d’autres connaissances, Jean-Marie a fait l’acquisition en son nom propre et en plusieurs étapes de 22 hectares de ces dits terrains. Les titres de propriété devraient passer au GATAP (Groupe d’Appui Technique et d’Animation Pédagogique) de formation récente, et dont Jean-Marie était co-fondateur et membre du Conseil d’Administration. Le GATAP devrait s’occuper de la création et de la gestion du Centre nature, une fois accomplies les démarches réglementaires pour sa reconnaissance auprès de l’État Haïtien. L’enregistrement officiel de l’organisation, était la condition sine qua non autorisant des transactions, telles l’acquisition et l’exploitation de biens immobiliers, terrains, terres agricoles, etc.

    Un héritage compliqué: Après sa mort, les Pères montfortains ont trouvé dans les affaires de Jean-Marie Vincent, les titres de propriété notariés des terrains concernés. Ils les ont confiés à sa famille, à charge par elle de les restituer aux destinataires effectifs. Ce fut une longue période de 7 à 10 ans, au cours de laquelle, des rencontres ont eu lieu entre le GATAP, responsable technique, le FONHADES, responsable financier, la Fondation JMV, responsable moral et d’information et la famille de Jean-Marie Vincent afin de planifier la procédure de passation des titres de propriété et de convenir d’un plan de définition, de financement, d'aménagement et de gestion du Centre Nature.

    Le GATAP n’avait toujours pas sa reconnaissance légale, mais s’occupait pendant un certain temps des questions techniques liées à l‘administration des terrains en friche (payroll et gardiennage) tandis que la FONHADES gérait le solde d’un montant reçu d'HELVETAS (après la mort de Jean-Marie) pour réaliser la topographie des premier 12 ha de terre.

    Le GATAP ne semblait pas s’intéresser à son enregistrement, le FONHADES de son côté n’était plus une organisation vraiment active, la FJMV déjà enregistrée officiellement s’est ainsi retrouvée la seule vraie interlocutrice auprès de la famille Vincent.

    Ont commencé alors les démarches légales pour la restitution des terres à la Fondation, sous conditions et à charge par cette dernière de réaliser le projet à vocation d’utilité publique, pour lequel Jean-Marie Vincent en avait fait l’acquisition.

    Les démarches administratives pour la légalisation de la donation n’ont pas été faciles et ce n’est qu’au cours de cette année 2009, que l’enregistrement à la Commune de Croix-des-Bouquets a pu être complété. Présentement, seuls encore des obstacles mineurs restent à franchir et dorénavant, rien n’empêche que légalement, la Fondation en tant que propriétaire, puisse investir les lieux et entreprendre les premiers travaux d’aménagement du site.

    IV. Aménagements réalisés

    Durant les années 1992-93-94, des premiers travaux ont été cependant réalisés sur le site par Jean-Marie lui-même:

    - construction d’une maisonnette pour le logement du gardien et pour le dépôt d’outillages agricoles et de semences…,

    - forage d’un puit et aménagement d’une citerne,

    - premiers essais d’implantations d’arbres fruitiers surtout de citronniers et de manguiers et espèces rares ou en voie de disparition, par exemple le margousier  ou neem, arbre anti-paludéen aux milles autres vertus médicales.

    - aménagement de parcelles en jardins paysans et confiées à des cultivateurs de la zone pour occuper les terres et les faire fructifier.

    Du vivant de Jean-Marie Vincent, des plans d’aménagements et d’implantations du Centre ont été esquissés par des agronomes et ingénieurs et autres techniciens qui collaboraient avec le FONHADES. Mais, les propositions faites, trop restrictives, ne correspondaient pas encore au projet envisagé par Jean-Marie Vincent.

    Les tensions politiques de cette époque (1991-994)   du coup État de l’ex-général Cédras et les persécutions dont étaient victimes les personnes engagées auprès des pauvres n’étaient pas de nature à faciliter la mise en marche d’une telle initiative. D’ailleurs, Jean-Marie Vincent allait être victime du régime en place. Il a été assassiné le 28 août 1994.

    Ces terrains ont fait objets de maintes convoitises de la part de particuliers. Bien conseillée par des hommes de loi, la Fondation a pris toutes les mesures pour assurer sa présence sur les lieux et leur protection et ainsi décourager des manœuvres de toutes sortes. Elle a également entrepris diverses démarches en direction de l’État Haïtien, de la MINUSTAH et du secteurs privé national et international.

     Au cours des trois dernières années (2006-2009), grâce à la coopération des instances ci-dessus énumérées, la Fondation a pu effectuer d'autres aménagements à double vocation : protéger l’environnement et rendre service à la communauté.

    De nouvelles plantations d’arbres ont été faites et le forage de trois puits réalisés.

    Par ailleurs, l’achèvement de la topographie de l’espace est actullement en cours grâce à un financement du Ministère de l’Agriculture et des Ressources Naturelles (MARNDR). Par ailleurs, outre des dons de semences, le MARNDR promet également de mettre à la disposition du projet, un tracteur, des outils aratoires et des pompes pour les puits.

    V. Contexte difficile pour obtenir des appuis

    Les cyclones dévastateurs de l’année 2008 ont modifié considérablement le panorama de la Coopération Internationale qui était envisagée, il y a quelques années, comme principal appui à la réalisation du programme. L’aide à l’endroit d’Haïti est actuellement dirigée essentiellement vers les urgences.

    En outre, l’insécurité qui règne dans le pays, malgré les progrès significatifs obtenus en 2009 contre le grand banditisme, spécialisé dans le kidnapping, a eu pour conséquence la rétractation des engagements d’institutions qui envisageaient d’envoyer en Haïti, des spécialistes et techniciens et qui devaient participer aux côtés du staff local à la mise en place du projet.

    Pour faire face à la conjoncture nettement défavorable, la Fondation Jean-Marie Vincent, a été obligée de reconsidérer sa démarche qui consiste dorénavant à entreprendre des études de faisabilité globales mais non exhaustives pour le projet, et définir en même temps, une stratégie d’implantation progressive des structures. Elle a également opté pour la diversification de ses sources de financement, en enquérant notamment auprès de partenaires internationaux mais aussi locaux, tant étatiques que privés.

    Pique-nique symbolique sur le site de Lafiteau
    crédits FJMV-ham-chrd

    III. Étude de faisabilité du
    « CENTRE NATURE » DE LAFITEAU

    La première principale étape de la réalisation du Centre est donc l’étude de faisabilité globale du Centre de Lafiteau. Après une consultation de plusieurs spécialistes en 2008, la Fondation a engagé, à compter de juin 2009, les services d’un professionnel pour un poste d’Adjoint Technique sur une période de deux ans. Le rôle principal de l’Adjoint Technique est de fournir un accompagnement avisé au Conseil de Direction de la FJMV dans ses démarches d’implantation du Parc. Il concerne également la réalisation d’études spécifiques, la mise en place d’éléments d’aménagements physiques mais aussi en la recherche de financement et d’appui de toutes sortes.

    Il s’agit de l’architecte-ingénieur Rulx Dubois, ancien collaborateur du père Jean-Marie Vincent. Il est le propriétaire du bureau d'études Architech, spécialisé dans les travaux de génie civil et d'aménagement écologique de sites.

    Le Projet: Le Centre nature de Lafiteau consiste à l'aménagement sur le site d'un parc naturel, d'un centre d'accueil, d'enseignement et de formation, de la Maison de l'environnement et ses dépendances et des aires de camping, de terrains de jeux, de restauration et de circulation douce.

    Sans trop insister sur les explications techniques, la Fondation présente ci-dessous de manière succincte les 2 principales composantes du projet « CENTRE NATURE » DE LAFITEAU

    A. Espaces verts, Milieux naturels 

    B. Maison de l'Environnement

     

    A. Espaces verts, Milieux naturels
    structures et aménagements

     

    Il s'agit de la conception et l’aménagement du Centre nature intégrant entre autres, les structures suivantes :

    Jardins botaniques, volières, apiculture, pisciculture etc.. 

    Plan de mise en œuvre de collections de plantes vivantes, de plantes séchées, de graines, de semences et de fruits…

    Jardins « de simples » c'est-à-dire de plantes médicinales .

    Identification, sélection des espèces de plantes médicinales

    Plan d’introduction, de croissance et de boisement

    Jardins d’agrément

    Plan de mise en œuvre d’arboretum

    Pépinières

    Étangs pour l’élevage de poissons, de canards et autres animaux aquatiques

    Volières

    Apiculture

    Délimitation et plan de gestion des espaces plantés

    Plan d’aménagement d’aires de camping, de terrains de jeux, de restauration et de circulations douces et de stationnement de véhicules et allées piétonnières

    Plans de drainage des eaux de surface

    Etc.

    B. Maison de l'Environnement,
    structures et aménagements

    Il s'agit de la conception et la mise en œuvre d’un centre d’enseignement, de formation, et d’appui ayant pour mission de :

    - Gérer, développer et diffuser les méthodes et pratiques visant la protection de l’environnement naturel ;

    - Participer dans l’aménagement, le développement et la gestion d’espaces protégés;

    - Promouvoir l’écotourisme et les activités récréatives permettant la démonstration et l’appropriation de ces méthodes et pratiques écologiques ;

    - Servir de base d’appui à d’autres initiatives de protection de la nature ;

    - D’offrir les services d’un centre d’accueil pour la réalisation de séminaires, de congrès, de foires ou de tout autre élément de communication visant la valorisation et la diffusion des connaissances en matière de protection et de réhabilitation de l’équilibre naturel. 

    La « Maison de l’Environnement » jouera ainsi le rôle d’un véritable « Institut de défense et de protection de l’Environnement » qui fonctionnera en étroite collaboration avec les institutions et personnalités œuvrant dans le même domaine.

    La « Maison de l’Environnement » comprendra

    Un auditorium pouvant accueillir une centaine de personnes;

    Trois salles, de préférence individuelles (du genre bungalow), pouvant accueillir chacune une trentaine de personnes travaillant en atelier;

    Une unité modulaire de dortoirs pouvant héberger une trentaine de personnes;

    Des installations de services: cuisines et réfectoires, toilettes et salles d’eau, magasins et dépôts, logement du personnel, espaces de bureau, alimentation en eau et en énergie, drainage et traitement des ordures, etc.…

    Les plans d’aménagement fournissent principalement les dispositions architecturales et structurelles des bâtiments et ouvrages. Ils rassemblent tous les éléments du programme des constructions contenus dans les dossiers techniques, les plans d’exécution et les estimatifs de coûts d’investissements.

    C. Etude et Plans d'aménagement déjà réalisés

    L’étude complète et plans d'aménagement déjà réalisés sur le projet fournissent les éléments suivants:

    Architectures et structures des aménagements dispositions architecturales et structurelles des bâtiments et ouvrages.

    Dossier technique

    Plan d’exécution

    Coûts des investissements partiels

    Pour chaque type d’aménagement, une estimation des coûts des investissements à consentir pour sa réalisation est préparée. Les budgets respectifs seront affinés et précisés quand il s’agira de passer à l’exécution.

    Les données peuvent être consultées par des personnes et institutions intéressées. Elles peuvent s'adresser à la Fondation pour convenir des conditions de mise à leur disposition des dits documents.

     

    Pour contacter la Fondation

    Frantz Grandoit, Coordonnateur
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